Par Soraya

Le 14 février, les ministres de l’Agriculture, de la Recherche et de l’Ecologie, ainsi que le Premier Ministre ont reçu un courrier demandant au plus vite la mise en place d’un moratoire sur les cultures d’OGM. Evidemment, M.Chirac n’a pas été oublié : une copie lui a été adressée.

Plusieurs raisons à cette demande. Tout d’abord, la France risque, à nouveau, d’être poursuivie par la Cour de justice européenne pour non transposition de la directive 2001/18 sur la culture et la mise sur le marché des OGM. Petit historique : le Sénat a adopté un projet de loi en mars dernier, mais il s’agit d’un sujet sensible chez les députés. Ainsi, le gouvernement a renoncé à soumettre ce projet à l’Assemblée Nationale. Cela signifie qu’à ce jour, la France autorise les cultures commerciales de maïs transgénique hors de tout cadre légal. De plus, il est question que 30 000 hectares d’OGM soient mis en culture dès cette année, soit 6 fois plus qu’en 2006 ! (prévision de Daniel Chéron, directeur général de Limagrain et principal actionnaire du semencier Vilmorin).

L’urgence est double : le moratoire doit être décidé avant les semis de printemps, et le risque que le gouvernement lève certaines contraintes réglementaires par décret (évitant ainsi le débat) doit être écarté au plus vite.

Cette action est d’autant plus légitime que 86% des français souhaitent une interdiction des OGM (sondage CSA/Greenpeace septembre 2006).

A vrai dire je ne sais ce qui est le pire : autoriser la consommation d’OGM alors que nous n’avons aucune connaissance des effets sur la santé humaine, ou défier les principes de la démocratie en essayant de nous les imposer…